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Nos Conseils

Prologue, préambule, préface et introduction : comment bien comprendre ?


Nous avons souvent du mal à différencier ces quatre termes : prologue, préambule, préface et introduction. Cette confusion peut parfois s’avérer handicapante pour l'écriture d'un roman. Pour vous aider, nous avons donc décidé de faire une mise au point sur ces termes.

Le prologue

Le prologue ne s’utilise que pour les œuvres de fiction. Par exemple, il ne peut pas être employé pour introduire un essai. Il intervient nécessairement AVANT le début de l’histoire et en fait partie intégrante. Il sert notamment à introduire des personnages, à expliquer des faits passés ou une histoire qui doivent être connus par le lecteur pour commencer la lecture, ou qui vont servir à l’intriguer. C’est un emplacement idéal pour donner des détails pertinents sur votre histoire sans avoir à recourir plus tard à des flash-backs ou des dialogues tortueux pour divulguer cette information et l’expliquer. Cependant, le prologue doit rester relativement court. Gardez à l’esprit que certains lecteurs ne prennent même pas la peine de le lire. En règle générale, un livre qui comporte un prologue devra également comporter un épilogue.

La préface

La préface, placée au début du livre, est un court texte introductif à un ouvrage écrit par un tiers : il peut par exemple s’agir d’un auteur qui traite du même domaine que vous, ou d’une célébrité, d’un membre de votre famille, etc. Pour faire bref, il s’agit d’un texte placé en tête d'un ouvrage pour le présenter et le recommander au lecteur, en préciser éventuellement les intentions ou développer des idées plus générales. On y vante généralement les qualités de l’auteur.

Le préambule

Le préambule se rapproche de la préface à la différence qu’il est rédigé par l’auteur lui-même. Le préambule est un éclaircissement préliminaire plus ou moins utile, il donne un avant-goût de l’ouvrage, en marque le caractère et la portée, ou résume les événements accomplis antérieurement au récit. Le préambule doit être court et concis.

L’introduction

Beaucoup vous diront que l’introduction peut s’assimiler au préambule ou au prologue. Et ce n’est pas totalement faux. Le glissement vers le terme « introduction » vient du fait que beaucoup de lecteurs ne prennent pas la peine de lire le prologue ou le préambule d’un ouvrage. On préférerait donc employer le terme « introduction », qui les inciterait plus à lire.

Pour les textes non-fictionnels, l’introduction diffère de la préface, de l’avant-propos et du préambule, car elle est susceptible d’être constituée de grands développements, et de renfermer des considérations générales qui dominent le livre entier, en éclairent les principes ou en étendent les conclusions. Elle peut même, pour certains textes théoriques, constituer un ouvrage à elle seule.

L’introduction, pour une fiction, peut constituer la première partie du texte en lui-même. La séparation entre le texte et l’introduction n’est pas aussi nette qu’entre un prologue et le texte, ou qu’un préambule et le texte. En somme, une introduction peut se transformer inconsciemment en premier chapitre, puisqu’elle est très liée au reste du texte.